Chat du Rabbin (Le) V1
Bar-Mitsva (La)

recommandation

« Le chat du rabbin est un conte philosophique moderne. Il ne faut surtout pas s’arrêter au dessin qui peut sembler mal fait et enfantin, car c’est une pépite ! Tout réside dans le texte et les dialogues. Le coup de crayon n’est là que pour en créer le cadre.
L’idée est très simple, un chat obtient la parole et va discuter avec son maître pour comprendre le monde et ses enjeux. Sauf que le félin n’a pas vécu et appris les mêmes règles et interdits que son maître, le rabbin. Conséquence ? La conversation bouscule les lignes, soulignant l’absurdité de la logique humaine face à celle du monde animal.
La magie de Joann Sfar, c’est de rendre son texte universel. Il y traite de l’humanité. Ce qui fait que le rabbin devient « monsieur tout le monde » et qu’on se retrouve forcément dans ce personnage.
À lire tout en réfléchissant. À relire nonchalamment. Cette œuvre est d’une grande richesse. C’est drôle, c’est impertinent, c’est intelligent, c’est fin ! En un mot : c’est succulent ! »

Nesus, izneo Super Reader
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Summary

Préface de Eliette Abecassis Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c'est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d'en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S'ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu'on devrait noyer le chat. Malgré le plaisir qu'il prend à ergoter et chipoter à n'en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu'il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d'accord : " Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux. " Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu'il n'aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse... Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous — hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie. Le rabbin et le chat du rabbin reviendront prochainement dans le Malka des lions.

Dargaud


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