Une épatante aventure de Jules V4
départ précipité

Summary

Bidule, le cochon d’Inde de Jules et son meilleur copain, va mal. Si mal que les parents l’ont mis à la poubelle un peu hâtivement. En fait, d’après le vétérinaire (un type sensible et délicat qui a disséqué pas mal de cochons d’Inde dans sa jeunesse), il lui reste deux jours à vivre avec son cancer. Désespéré, Jules refuse.

Et avec ce qu’on appelle justement “l’énergie du désespoir”, il va secouer toute la planète (et même les autres), ainsi qu’un Prix Nobel et quelques chercheurs extraterrestres, pour tenter de sauver Bidule. D’abord il fugue en Angleterre avec Bidule, où Virginia Wilkins, génétitienne, Prix Nobel et maman de Janet, Janis et Jane, propose de lui fabriquer un clone immortel. Mais Jules ne veut pas d’un clone immortel, il veut son Bidule à lui, vivant.

Ensuite, entraînant avec lui son papa devenu radioactif (voir épisode précédent) et beaucoup plus rigolo que d’habitude, il retrouve en Ecosse ses amis Tim et Salsifi, natifs d’Alpha du Centaure, avec qui il embarque pour Titan. De retour en Ecosse avec les médicaments capables de sauver Bidule — et un contre-temps spatio-temporel qui lui a fait perdre une année terrestre —, il retrouve une Janet montée en graine et un Bidule qui pète de santé.

Beaucoup trop, en fait. Comprenant que Bidule est mort et que Madame Wilkins s’est adonnée à son péché mignon (le clonage), Jules écoute enfin les conseils avisés de Tim : “Il faut savoir accepter la mort et passer à aut’chose, sinon ça te rapporte que des emmerdes.” On ne saurait mieux dire. Et, du même coup, il accepte de grandir. On apprend des tas de choses sur la vie et la mort des cellules, sur le mythe d’Orphée (dont on avait un peu oublié la fin), sur le climat qui règne en été dans la région de Saturne (méthane liquide et pluie d’azote à — 170°) et sur la façon dont on finit par accepter l’inacceptable pour revenir du côté de la vie.

Le tout, traité avec légèreté, humour et sensibilité, s’adresse aux enfants comme aux adultes, tout le monde étant bien forcé un jour de regarder cette nuisance en face — la mort.

Dargaud


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