Résumé

Chaque année depuis 2010, Central Vapeur organise à Strasbourg, dans le cadre de son festival, un dialogue de dessins : fruit d’une confrontation entre deux univers graphiques, il vise à produire des images étonnantes, poussant chacun dans ses retranchements ou l’amenant vers des rivages inattendus. Après Killoffer et Anouk Ricard, ou encore Jean Lecointre et Icinori, c’est au tour de Blutch et Anne-Margot Ramstein de se prêter à l’exercice. « Anne-Margot Ramstein, Blutch. L’une a construit une grammaire graphique où elle conjugue forme, contre-forme et couleurs, un geste qui dans sa dynamique emprunte au Futurisme. L’autre explore les infinies possibilités du trait, il tangue entre la rigueur classique et une sauvagerie intransigeante. La géométrie poétique est l’outil de l’une, la houle méthodique, celui de l’autre. Tous deux se placent hors la loi de leurs champs initiaux car, d’une façon ou d’une autre, ils en ont enfreint les codes et ont fait de cette infraction une règle. (...) Les vingt tableaux qui suivent peuvent se lire comme une chaîne causale : une image est la cause de celle qui la précède, non pas une question entraînant une réponse mais bien une suite d’affirmations qui construisent une conversation fertile où se marient des syntaxes divergentes. Chacun oppose à l’autre son paysage mental et le lecteur distingue d’emblée deux territoires dont il découvre progressivement la géographie et les obsessions. » Extrait de la préface de Béatrice Vincent.

Trier par : Ancien

Reprise

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Chaque année depuis 2010, Central Vapeur organise à Strasbourg, dans le cadre de son festival, un dialogue de dessins : fruit d’une confrontation entre deux univers graphiques, il vise à produire des images étonnantes, poussant chacun dans ses retranchements ou l’amenant vers des rivages inattendus. Après Killoffer et Anouk Ricard, ou encore Jean Lecointre et Icinori, c’est au tour de Blutch et Anne-Margot Ramstein de se prêter à l’exercice. « Anne-Margot Ramstein, Blutch. L’une a construit une grammaire graphique où elle conjugue forme, contre-forme et couleurs, un geste qui dans sa dynamique emprunte au Futurisme. L’autre explore les infinies possibilités du trait, il tangue entre la rigueur classique et une sauvagerie intransigeante. La géométrie poétique est l’outil de l’une, la houle méthodique, celui de l’autre. Tous deux se placent hors la loi de leurs champs initiaux car, d’une façon ou d’une autre, ils en ont enfreint les codes et ont fait de cette infraction une règle. (...) Les vingt tableaux qui suivent peuvent se lire comme une chaîne causale : une image est la cause de celle qui la précède, non pas une question entraînant une réponse mais bien une suite d’affirmations qui construisent une conversation fertile où se marient des syntaxes divergentes. Chacun oppose à l’autre son paysage mental et le lecteur distingue d’emblée deux territoires dont il découvre progressivement la géographie et les obsessions. » Extrait de la préface de Béatrice Vincent.

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