Résumé

De l’empire ottoman à l’actuelle Turquie et de l’Inde à l’Afrique, Djinn offre une expérience troublante sur les traces d’une jeune femme partie en quête de son passé et qui en reviendra métamorphosée. Histoire, fantastique, exotisme et érotisme se conjuguent pour emmener le lecteur dans un univers situé quelque part entre rêve et réalité.

Qui était vraiment lady Nelson, la grand-mère de Kim, personnage principal de Djinn ? Quel rôle jouait auprès d’elle la mystérieuse Jade, venue s’immiscer dans le couple formé par lady Nelson et son mari à la veille de la Première Guerre mondiale ? Qu’est devenu le mythique trésor du sultan Murati que recherche Kim ? Faut-il se méfier des djinns, ces créatures surnaturelles aussi fascinantes que dangereuses ? Autant de questions auxquelles l’héroïne va s’efforcer de répondre tout au long des volumes de cette saga, écrite par Jean Dufaux et dessinée par Ana Miralles, dont le premier tome a été publié en 2001. Constituée de trois cycles se déroulant dans l’empire ottoman, en Inde et en Afrique, Djinn est tout à la fois une invitation au voyage, un conte initiatique, un appel à l’exaltation des sens et une histoire d’aventure nourrie d’exotisme, de sensualité et de spiritualité.

À travers le temps et l’espace

Le récit de Dufaux prend la forme d’une promenade à travers le temps et l’espace, abolissant les frontières temporelles pour mieux faire tomber les défenses du lecteur et l’inciter à se laisser porter par la magie du récit, qui passe sans crier gare de la réalité au fantasme et de la vérité à l’imagination. Djinn est une quête, celle dans laquelle se lance à corps perdu Kim Nelson et dont on ne sait si elle sortira indemne. Une chose est certaine, elle ne sera plus la même à l’issue du dernier épisode...

Magnifié par le trait sensuel d’Ana Miralles qui rend un vibrant hommage à la beauté des corps féminins, la saga entraîne le lecteur dans un univers troublant, comme s’il vivait une expérience hypnotique comparable à celle que connaît Kim dans l’un des albums. Dans quelle catégorie faut-il ranger Djinn ? Entre histoire et fantastique, entre érotisme subtil et grande aventure, la narration s’inspire de tous ces genres au gré des péripéties vécues par Kim, pour donner naissance à une saga riche d’une architecture complexe dans laquelle on prend plaisir à se perdre. Djinn est peut-être un rêve, peut-être un pur fantasme, peut-être le récit vrai du parcours de vie d’une femme pas comme les autres. Au fond, quelle importance ? L’essentiel est de se laisser porter et d’accepter d’être envoûté...

Trier par : Ancien

Djinn - Notes sur Africa

Abo
(100)

Le cycle Africa terminé, la perle noire retrouvée et les secrets des Nelson révélés, Jean Dufaux et Ana Mirallès peuvent lever le voile sur ce qui était caché. Au fil des pages de ce beau livre, la dessinatrice de Djinn dévoile ses esquisses, prémisses de ces somptueuses planches et couvertures qui font le charme sensuel de la série. Jean Dufaux, quant à lui, invite le lecteur à l'accompagner sur les chemins de sa réflexion, de ses envies, en distillant aussi les anecdotes, comiques ou tragiques, qui émaillèrent les cinq albums de ce cycle torride et sauvage.

Djinn - Ce qui est caché

Abo
(108)

Le scénariste Jean Dufaux désirait promener son imaginaire dans un de ces lieux ouverts à tous les fantasmes : le mythique harem d'Istambul. Pour en décrypter les codes, il y a pénétré avec la complicité d'une femme, la dessinatrice Ana Mirallès. L'un, par les mots, et l'autre, par les images, retracent la genèse et l'évolution de la fascinante série Djinn qui en résulta. Istambul. Pour le scénariste Jean Dufaux, la ville présentait une culture d'une richesse exceptionnelle et une fracture : la fin du puissant Empire ottoman. Cette culture et cette fracture se retrouvaient dans un espace à la fois fermé et ouvert à tous les fantasmes : le harem. Mais en faire le cadre d'une BD, c'était risquer les clichés boiteux et les maniérismes machistes. Le choix d'une dessinatrice s'imposait. Une sensibilité féminine permettrait de garder une certaine distance entre l'objet décrit et les sensations que cet objet pouvait dégager. Quand un heureux concours de circonstances le mit en contact avec la dessinatrice espagnole Ana Mirallès, il sut d'emblée qu'elle serait la partenaire idéale. Peu à peu, les décors ont été plantés, les personnages ont pris forme et leurs aventures se sont développées. Kim Nelson, Jade, Lady et Lord Nelson... Leur histoire allait se diviser en deux temps: deux époques, deux héroïnes, deux facettes d'une même malédiction, celle du Djinn. Au regard des premiers dessins, J.Dufaux comprit qu'Ana Mirallès se retrouvait dans Kim, dans cette énergie qui anime la jeune femme. Cette rencontre magique, cette parfaite symbiose, cette merveilleuse alchimie entre l'auteur et la metteuse en images, entre les propos de l'un et les visions graphiques qu'en a offertes l'autre, un superbe album abondamment illustré de croquis inédits en rend maintenant compte. Il éclaire en outre sous un nouveau jour la complexité des relations entres les acteurs de cette troublante série.

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