Caius Julius Caesar et Cléopâtre

Caius Julius Caesar et Cléopâtre

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Résumé de l’éditeur Athena Editions

Nous sommes en 49 avant J.-C. La conquête des Gaules (58-51) a procuré à César le prestige, la richesse, et une armée incomparable. Mais le Sénat refuse les propositions modérées de César et ôte par décret ses pouvoirs à César, qui devra être traité en ennemi public, si, après un délai fixé, il n’a pas déposé les armes. Alors, en janvier 49, César passe le Rubicon, rivière qui sépare la Gaule Cisalpine du reste de l’Italie, et marche sur Rome avec ses légions. « Le sort en est jeté !». Les généraux qui auraient osé passer le Rubicon en armes étaient voués aux dieux infernaux. La consternation se répand dans Rome à l’annonce des villes prises l’une après l’autre par César et ses lieutenants et le Sénat délibère au milieu des alarmes. C’est le début de la guerre civile et de la lutte contre Pompée le Grand, à qui le Sénat confie la défense de la République. Cette guerre sera difficile, car les légionnaires affrontent d’autres légionnaires, et Pompée est un chef prestigieux, que l’on a, par ses immenses et éclatantes victoires, considéré comme un Alexandre Romain. À la tête de l’armée sénatoriale, Pompée se retire d’abord à Capoue, déclarant « ennemis publics tous ceux qui ne le suivraient pas, alors que César fait proclamer qu’il tient pour amis ceux qui ne marcheront point contre lui ! ». César ne réussit pas à rejoindre Pompée, qu’il poursuit en vain jusqu’à Brindes, où il assiège les Républicains, mais Pompée réussit à s’échapper par mer. Ne pouvant, faute de bateaux, le poursuivre en Grèce, César rentre à Rome, où il pénètre sans son armée. L’Italie sera vite conquise, mais les Républicains poursuivent la lutte et le conflit s’étend sur d’autres terrains. La Gaule, l’Italie, la Sardaigne, la Corse et la Sicile tiennent pour César ; l’Espagne, l’Afrique, l’Égypte, la Syrie, l’Asie Mineure, la Grèce tiennent pour Pompée. Nous allons assister à une longue poursuite entre les deux hommes et un affrontement mémorable sur l’ensemble de ce théâtre d’opérations qui englobe tous le pourtour de la Méditerranée. César laisse le commandement de l’Italie à Antoine, son meilleur lieutenant et « Maître de cavalerie », et se dirige tout d’abord vers l’Espagne : « Je vais combattre une armée sans général, dit César en partant pour l’Espagne, pour venir ensuite combattre un général sans armée. ». César défait tour à tour les lieutenants de Pompée, avant de s’emparer par un long et terrible siège de Marseille, la ville grecque, qui s’est déclarée contre lui. Mais, César ne peut être partout à la fois, Curion, qui avait été chargé par César de défendre l’Afrique, échoue devant Utique et meurt les armes à la main peu après. De retour à Rome, César est nommé Dictateur, le temps de se nommer lui-même Consul, et de faire passer quelques mesures efficaces à son action. Les Républicains poursuivent la lutte en Grèce, où Pompée, qui a reçu des renforts de ses alliés d’Orient, est maintenant à la tête d’une immense armée, « qu’il déclare invincible ! ». Les négociations entre Césariens et Pompéiens « pour la paix civile » n’aboutiront jamais. Nous suivons l’épopée de César, à la poursuite de son ennemi, en Épire, où César se trouve un moment en extrême difficulté à Dyrrachium et où l’on voit que César peut connaître la défaite, puis en Thessalie enfin, où Pompée est vaincu lors de la bataille décisive de Pharsale en 48. Pompée a été écrasé et nous assistons à sa fuite en Égypte, où les deux frère- sœur-époux, le jeune Ptolémée XIII et Cléopâtre VII, se font la guerre. Nous découvrons la fin ignominieuse du grand Pompée traîtreusement assassiné, alors qu’il s’était placé sous la protection du Roi Ptolémée. C’est aussi pour nous l’occasion de faire connaissance avec la séductrice et insaisissable Cléopâtre. Peu après, César, toujours à la poursuite de Pompée, arrive à son tour en Égypte, et fait son entrée dans Alexandrie à la tête de deux légions et de quelques escadrons de cavalerie. César va régler le différend concernant le pouvoir entre Ptolémée XIII et Cléopâtre. C’est le début de la guerre d’Alexandrie, où nous voyons César passer tout l’hiver assiégé dans le Palais royal d’Alexandrie avec Cléopâtre. Dans l’attente de renforts, César a transformé le Palais en une forteresse inexpugnable. Nous suivons les tentatives de l’eunuque Pothinos, d’Achillas, de Théodotos, puis de Ganymède contre les Romains. César va devoir montrer toute son ingéniosité pour se rendre invincible. Cette « Guerre d’Alexandrie » va durer plusieurs mois, destruction de la flotte, incendie de la fameuse bibliothèque des Ptolémées... César sera sauvé par les Juifs, envoyés par le grand- prêtre Hyrcam, sous la conduite d’Antipater, et emmenés par Mithridate de Pergame : bataille du Nil, mort de Ptolémée XIII et prise d’Alexandrie. Vainqueur, César couronne la belle Cléopâtre, chasse Arsinoé, sa sœur cadette, puis part en croisière amoureuse sur le Nil à la découverte du pays des Pharaons. Mais soudain, César doit se rendre en Syrie pour rétablir l’autorité romaine en Orient, punir les exactions contre les Romains et y affronter Pharnace. Nous assistons alors à la foudroyante victoire de Zéla. Ce fut après cette journée de Zéla que César s’écria : « Heureux Pompée, voilà donc les ennemis dont la défaite vous a valu le nom de Grand ! » Il écrit à Rome : « Veni, vidi, vici... ».

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