La Banque

Tout commence en 1815. Charlotte et Christian de Saint-Hubert, rejetons d’une famille d’aristocrates qui a fui la Révolution, tentent de se faire une situation à Paris. La première est une courtisane, le second travaille pour Rothschild. Quand Christian apprend que celui-ci utilise des informations sur la bataille de Waterloo pour réaliser de juteux coups de Bourse, il met au point une machination crapuleuse... Ainsi commence la longue saga des Saint-Hubert, épopée familiale tumultueuse qui évoque, en toile de fond, l’histoire passionnante du capitalisme moderne en France.

Au fil des albums de la série, le lecteur ne se contente pas de plonger au cœur d’une saga familiale riche en intrigues et en coups du sort, en passions comme en trahisons. Il assiste, tel un témoin privilégié invité à remonter le cours du temps, à l’évolution de la société, de la finance et de l’économie françaises. Au-delà des vicissitudes de la dynastie Saint-Hubert, c’est toute une époque qui est racontée. De la Restauration aux grands travaux Haussmanniens, de la Commune à l’Internationale ouvrière, de la construction de la tour Eiffel à la conquête coloniale, le XIXe siècle prend vie, se dévoile et se déploie. Comme dans toute création mêlant la fiction à la réalité, le sort des personnages se nourrit des événements autant qu’il les influence, dans un aller-retour permanent entre la grande Histoire collective, appelée à entrer dans les livres scolaires, et celle des individus, reliées par des fils invisibles.

De Balzac à Game of Thrones

Il y a du Honoré de Balzac dans cette fresque, le Balzac de la Comédie humaine qui malaxe le destin de dizaines de personnages désireux de se faire une place au soleil. Il y a aussi du Game of Thrones à travers les ambitions, les rivalités, les jalousies et les coups tordus qu’ils se livrent, dans une lutte de tous les instants pour la conquête du pouvoir économique ou politique. Conçue comme une succession de diptyques dont chacun est confié à un dessinateur différent, la série est l’œuvre d’un duo de scénaristes, Pierre Boisserie (coauteur, par ailleurs, de La Croix de Cazenac et de Dantès) et Philippe Guillaume. Le second n’est autre que l’ancien responsable du service des marchés financiers du quotidien Les Échos. Un poste qui lui a permis de maîtriser les rouages de la finance et de l’économie, avant de les révéler à un lecteur curieux de découvrir les dessous d’un système opaque qui exerce pourtant une influence directe sur sa vie quotidienne...

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