Résumé

Février 1930. Dans un atelier d'artiste de Montparnasse, une jeune femme est retrouvée morte. Surdose de morphine. Elle s'appelait Marie Baron. Quelques jours plus tard, le cargo mixte Polarlys quitte le port de Hambourg pour l'extrême nord de la Norvège. Voyage de routine, destiné à approvisionner les ports qui jalonnent la côte. Quel rapport entre ces deux événements, distants de plusieurs milliers de kilomètres ? A priori, aucun. Mais pour le capitaine Petersen, cette traversée ne sera pas comme les autres. Car il a de bonnes raisons de penser que le responsable de la mort de Marie se cache à bord de son navire. Et quand un conseiller de police est assassiné dans sa cabine, l'ambiance se tend encore plus. Parmi les passagers du Polarlys, sur une mer battue par les vents et dans une atmosphère poisseuse où les faux-semblants règnent en maître, les coupables potentiels ne manquent pas... Christian Cailleaux et José-Louis Bocquet s'emparent de l'un des premiers « romans durs » de Georges Simenon, cette facette littéraire où, sous le signe du roman noir, le créateur de Maigret met en scène sa propre comédie humaine.

Trier par : Ancien

Le Passager du Polarlys

(8)

Février 1930. Dans un atelier d'artiste de Montparnasse, une jeune femme est retrouvée morte. Surdose de morphine. Elle s'appelait Marie Baron. Quelques jours plus tard, le cargo mixte Polarlys quitte le port de Hambourg pour l'extrême nord de la Norvège. Voyage de routine, destiné à approvisionner les ports qui jalonnent la côte. Quel rapport entre ces deux événements, distants de plusieurs milliers de kilomètres ? A priori, aucun. Mais pour le capitaine Petersen, cette traversée ne sera pas comme les autres. Car il a de bonnes raisons de penser que le responsable de la mort de Marie se cache à bord de son navire. Et quand un conseiller de police est assassiné dans sa cabine, l'ambiance se tend encore plus. Parmi les passagers du Polarlys, sur une mer battue par les vents et dans une atmosphère poisseuse où les faux-semblants règnent en maître, les coupables potentiels ne manquent pas... Christian Cailleaux et José-Louis Bocquet s'emparent de l'un des premiers « romans durs » de Georges Simenon, cette facette littéraire où, sous le signe du roman noir, le créateur de Maigret met en scène sa propre comédie humaine.

La Neige était sale

(11)

Frank est le fils de Lotte, tenancière de la maison close que fréquentent les forces d'occupation de cette ville moyenne d'Europe de l'Est jamais nommée, figée dans les pénuries, le froid et la sourde horreur des années de guerre. Il a 17 ans et les filles n'ont plus de secrets pour lui, puisqu'il a les pensionnaires de sa mère à disposition. Sans savoir ce qu'il cherche, Frank se laisse glisser sur la pente du banditisme, assassine, sans raison matérielle ni patriotique, un occupant particulièrement répugnant, vole et tue une vieille femme qu'il connaît depuis l'enfance, et plonge dans un avilissement que seule éclaire l'image idéalisée de Sissy, sa chaste voisine, éperdument amoureuse de lui. La déchéance volontaire peut-elle conduire à la rédemption ? C'est la question lancinante que soulève La neige était sale, le grand roman existentialiste de Georges Simenon, adapté avec brio par Jean-Luc Fromental et Bernard Yslaire.

Les Clients d'Avrenos

(3)

Ankara, 1935. Au cabaret du Chat noir, Bernard de Jonsac boit un verre avec Nouchi, une entraîneuse. Sans le sou, celle-ci lui demande de l'emmener avec lui à Stamboul. Nouchi rêve d'autres horizons. Elle rêve surtout d'argent qui coulerait à flots, car « c'est trop bête d'être pauvre ». À Stamboul, Jonsac l'introduit dans son cercle de connaissances. Nouchi fait sensation auprès de ses amis, amateurs de haschich et de poésie, accros aux palabres et à la vie de bohème. Mais elle a « horreur des hommes », comme elle le dit elle-même. Sa relation avec Jonsac, qui lui propose de l'épouser pour lui éviter d'être expulsée, reste platonique, au grand désespoir de celui-ci. Nouchi continue cependant à faire tourner la tête de ceux qu'elle rencontre, mais un drame bouleversera bientôt cette vie d'insouciance et de plaisirs... Après La neige était sale, Jean-Luc Fromental adapte un autre « roman dur » de Simenon. Les Clients d'Avrenos met en scène un couple improbable dans le cadre enchanteur de la Turquie de l'entre-deux-guerres, magnifiée par le trait sensible et les subtils jeux d'ombres de Laureline Mattiussi.

La Maison du canal

(3)

À la mort de son père, Edmée, une jeune fille de 16 ans, quitte Bruxelles pour s’installer chez des cousins, au cœur de la Flandre. Le contraste est brutal entre les lumières de la grande ville et l’ambiance pesante de la campagne flamande, sillonnée de canaux et plongée dans une lumière blafarde.Pour Edmée, le choc est d’autant plus rude que, le jour de son arrivée, c’est le père de sa nouvelle famille qui décède à son tour. Pour ne rien arranger, elle découvre que les finances familiales se révèlent moins florissantes qu’annoncé.Désormais, elle va devoir apprendre à se faire une place parmi ses six cousins et cousines, aux tempéraments si différents. Entre attirance et répulsion, entre lourds secrets et jeux de séduction parfois ambigus, l’atmosphère se délite peu à peu, ouvrant la voie à un drame que rien ni personne ne pourra empêcher…Dans un récit qu’il considérait comme son premier « roman libre », Georges Simenon explore les tréfonds de l’âme humaine et ses noirceurs. José-Louis Bocquet et Édith en livrent une adaptation qui met à nu l’humanité des personnages, et dans laquelle le graphisme rend presque palpables la pesanteur de leur quotidien et le poids accablant de leur destinée.

Barrio negro

(6)

Un jeune couple, Germaine et Joseph, se marie à Amiens. Ils sont nés dans la même rue, se sont toujours aimés. Elle a un bon poste à l'administration des Téléphones, dans le service dirigé par son père. Lui sort d'une école d'ingénieur, grâce aux quelques économies de sa mère. Sauf qu'il n'y a pas de travail pour lui en France. Alors ils partent. Joseph a accepté la place de directeur de la Société Anonyme des Mines de l'Équateur, la SAME. Quinze jours de traversée et ils accostent à Panama, en attente d'une lettre de crédit pour rejoindre Guayaquil. Cette lettre n'arrivera pas. L'entreprise est en faillite. Le voyage s'arrête là. À Panama, avec ses codes, ses castes, les Européens et les Américains blonds d'un côté, et les communautés africaine et antillaise venues construire le canal, de l'autre, dans le barrio negro. Germaine retrouve les réflexes de sa classe : grande efficacité pour s'intégrer là où il faut, et mépris affiché pour celui qui ne respecte pas les convenances. C'est-à-dire Joseph. Joseph qui ne trouve pas de solutions, s'oublie dans l'alcool, accepte des métiers déshonorants, « fréquente les indigènes » et, peut-être le pire de tout, ne s'en cache pas. José-Louis Bocquet poursuit les adaptations des « romans durs » de Simenon et réalise ici un travail d'orfèvre en détaillant la déliquescence d'un couple dans ce milieu colon des années 1930. À la finesse du texte, répond celle du dessin de Javi Rey qui, en quelques traits, fait passer l'amertume sur les visages et l'atmosphère de l'Amérique centrale.

0 commentaire

icon-comment Vous devez être identifié pour donner votre commentaire sur cette série.